En 1982, un petit groupe d'amateurs d'histoire militaire et
de collecteurs d'objets militaires fonda le "Dikricher Geschichtsfrenn"
(Société historique de Diekirch), une organisation à but non lucratif,
entièrement composée de volontaires, qui représenta la plate-forme
du futur musée militaire de Diekirch.
Soutenu par les autorités locales de la ville de Diekirch et de
l'armée luxembourgeoise, le musée (sous sa dénomination initiale
"musée historique de Diekirch") ouvrit ses portes en septembre 1984
à l'occasion du 40e anniversaire de la libération du Luxembourg
et de la "Bataille des Ardennes" (BdA).

A
l'époque, le musée set composa d'environ 10 salles d'exposition
montrant des grandes reconstitutions historiques mettant l'accent
sur les événements excessifs et tragiques qui avaient lieu au Luxembourg
en décembre 1944 et janvier 1945 pendant le BdA.
En 1987 et1989, des affichages et des salles d'expositions supplémentaires
ont été ajoutées, y compris le grand diorama impressionnant dépeignant
"le franchissement du fleuve Sauer" par des unités de le 5e division
d'infanterie des Etats-Unis en janvier 1945.
Après le succès initial du musée, les fondateurs ont décidé de créer
un 2e point thématique - l'histoire de l'armée luxembourgeoise (ouverture
en 1994). Par conséquence, le musée fut renommé en en "Musée National
d'histoire Militaire" par décret ministériel. Cela engendra aussi
la reconnaissance et le soutien de la part des principales institutions
gouvernementales. Actuellement, le musée est dirigé par un comité
mixte se composant de délégués de la Société Historique de Diekirch,
de la ville de Diekirch et du gouvernement luxembourgeois.
L'âme du musée, c'est l'équipe des volontaires qui a déjà accumulé
plus de 53 000 heures de travail : d'un côté ils créent et élargissent
le catalogue, de l'autre côté ils s'occupent de la maintenance des
collections existantes. C'est également le personnel du musée qui
organise des tours guidés, en plus ils gardent le contact avec d'autres
musées et organisations semblables à l'étranger. Le Musée National
d'histoire Militaire dispose d'une bibliothèque de recherches ainsi
que d'archives d'enregistrements audiovisuels. Les plans pour l'avenir
? On envisage d'abord l'amélioration de la collection par un équipement
multimédia ainsi que l'extension générale des deux sections principales.
[ La philosophie du musée ]
Depuis ses origines, les fondateurs du musée ont été guidés
par une idée fondamentale principale : la représentation équilibrée,
impartiale et objective des faits historiques du BoB a travers un
gros plan détaillé et historiquement correct des trois parties dans
ce conflit militaire en 1944/45 : le partie des Allemands, des Américains
et côté civil. Ce but a été principalement atteint par la création
de dioramas en grand. Ces dioramas soigneusement recherchés sont
tous basés sur des enregistrements historiques oraux et les photographies
disponibles ou d'autres documents historiques authentiques. L'exactitude
et l'objectivité historiques ont été surtout réalisées à travers
de nombreux entretien avec des vétérans et des témoins oculaires
des trois parties concernées.
Le musée n'est pas une institution destiné à rouvrir les plaies de
la 2e guerre mondiale, il représente plutôt une leçon vivante d'histoire
qui réunit les hommes et les fait penser, les invite à réfléchir
à ces événements tragiques afin de pouvoir s'identifier à certaines
situations. Suivant cette devise, le personnel du musé a souvent
aidé à rassembler des vétérans faisant à l 'époque parties des cotés
opposés pour se rencontrer aujourd'hui en tant qu 'amis. En même
temps, le musée fournit également des informations éducatives sur
le développement des forces armées du Luxembourg depuis la création
du Grand Duché.
[ Les objets exposés ]
Le fil rouge du musée reste la représentation
historique objective et équilibrée des opérations
militaires dans les Ardennes en respectant le point de vue américain,
allemand et civil.
Plus de 1.500m2 de surface d'exposition et de nombreux dioramas
impressionnants à l'échelle 1:1, permettent une vue
détaillée des situations dramatiques et trgiques,
dans lesquelles militaires et civils étaient jadis pris.
Des salles spéciales montrent d'importantes collections d'armes,
d'uniformes, d'équipements militaires de tout genre, des
véhicules à roues et à chenilles, ainsi que
de nombreux objets personnels, des photos, documents et cartes.
La pièce-maîtresse est sans doute la représentation
minutieuse de la traversée de la Sûre près de
Diekirch le 18 janvier 1945 par des unités de la 5e division
d'infanterie US.
Une deuxième partie du musée MNHM est consacrée
à l'histoire des forces armées luxembourgeoises depuis
la création du Grand-Duché jusque présent.
Une sélection de dioramaq grandeur nature e capturants couvrent
les importants chapitres et de l'armée luxembourgeoise d'après
guerre. D'autres sections traitent lesaspects-clef Luxembourgeois
au service des alliés pendant la première et deuxième
guerre mondiale, ainsi que pendant la guerre de Corée.
Les missions luxembourgeoises au sein des Nations Unies sont également
traitées et d'autres expositions racontent la vie militaire
quotidienne.